dimanche 20 janvier 2008

Mes Contours

Kaarina Kaikkonen a toujours travaillé avec des objets de tous les jours, comme des vêtements et des chaussures usés, des objets de toilette, etc. Ces artifacts ont une grande valeur potentielle pour l'artiste, qui essai de rendre vivant ces objets jetés ou oubliés, pour rendre visible les résidues restant.

Mais l'artiste s'intéresse aussi au traitement des espaces, transformant cette grande salle "multi-usage", avec un piano resté dans le coin, à travers l'utilisation d'un objet quotidien. Dans la vidéo suivante, la sculpture blanche a été fabriqué en rouleau de papier accroché au plafond, prenant un peu l'ampleur d'un ventre de baleine.

La fragilité de cette structure, qui crée un joli jeu d'ombres sur les murs, me fait penser à une toile d'araignée, finalement plus fort dans l'ensemble qu'un fil tout seul. L'élément de surprise est aussi un aspect important de cette oeuvre, puisque ce n'est pas tous les jours que l'on admire le papier hygiènique! De cette manière l'artiste nous montre combien des élements tellement présents peuvent nous fasciner, nous surprendre, nous faire rêver, il suffit juste de les regarder d'une manière différente.



Chemin

En juin 2000, K. Kaikkonen monte "Tie," oeuvre monumentale faite avec 3000 vestes d'homme sur les marches de la Cathédrale de Helsinki, Finlande, et qui sera visible dans la ville du Mans en Mars 2008.

Dans la vidéo suivante, vous verrez des images d'une vidéo documentant la démarche de l'artiste et son équipe d'étudiants et amis dédiés à la réalisation de ce travail, le plus connu de son oeuvre.

"Tie" fait écho à une autre pièce realisé au Japon par Kaikkonen, un pont traversant une rivière qui a été fait entièrement en kimonos. Ces deux pièces interrogent des idées comme la spiritualité et la solidarité. Mais ces oeuvres sont aussi des travaux très personnels, renvoyant par exemple au père défunt de Kaikkonen, qui s'habillait toujours en veste noir et chemise blanche, explique la critique d’art Marja-Terttu Kivirinta.



La Reine de la Nuit

Pour "Yön kuningatar" et d'autres oeuvres, Kaarina Kaikkonen survit un triste et difficile évenement de sa vie, la morte de sa mère, et en fait oeuvre d'art.

Bien que la mort ait toujours suscité les artistes à entamer de nouvelles créations, K. Kaikkonen prend littéralement des anciennes affaires de sa mère, notamment des talons hauts, et en fait des sculptures.

Enigmatiques et fragiles, les sculptures comme "La Reine de la Nuit" ressemblent parfois à des insectes penchés sur un mûr, parfois à des fleurs, parfois a des oiseaux atteris. Cet anthropomorphisme, qui peut éventuellement renvoyer à la réincarnation, est aussi beau qu'inquiétant.